La Photo par les livres est une association loi 1901 initiée par trois membres fondateurs, réunis autour d’une volonté et une passion commune blablablalablae
Contexte fondateur de l’association :
Les livres de photographies édités ou auto-édités sont aujourd’hui des médiums incontournables du monde de la Photographie et de ses acteurs.
Pour les photographes d’abord, grâce à un ensemble de dispositifs techniques et numériques facilitant désormais la réalisation d’une édition – un moyen durable de valorisation et de diffusion de leurs œuvres.
Pour les acteurs du monde culturel (organismes, musées), accompagnant aujourd’hui toute action ou exposition photographique d’envergure d’une édition dédiée.
Pour le public et les amateurs de photographie ayant répondus présents à ce boom créatif par un engouement pour les livres de photographies, qui comptent de plus en plus de passionnés et de collectionneurs.
Pour les acteurs de ce marché économique enfin (éditeurs, façonneurs, libraires) qui, à travers foires, salons et librairies spécialisées, font vivre cet écosystème d’une rare vigueur à tel point que le livre de photographie fait désormais l’objet de formations et de recherches artistiques et historiques spécifiques.
Cette créativité foisonnante induit une offre pléthorique de livres de photographies, qui sont autant de voies d’accès à notre monde contemporain
Or, cette richesse d’émotions et de compréhension reste le privilège d’un nombre restreint de personnes. Cet “entre-soi” repose sur de nombreux facteurs, sociologiques et économiques. Pour n’en citer que quelques-uns : l’accès à toute culture, photographique en particulier, est facilité en milieu urbain, plus rare en milieu rural, entraînant de facto une forme de discrimination sociale et géographique; le livre – de photographie comme les autres – suppose un apprentissage de la lecture, une éducation du regard qui, en dépit de son inscription dans les programmes scolaires, peine à être effective pour le plus grand nombre; enfin, le livre de photographie coûte (presque toujours) cher ou très cher, et de plus en plus avec l’augmentation ces deux dernières années des coûts internationaux du papier et des transports.
Enfin, le flux continu des images fixes ou animés, telles qu’elles sont présentées dans les médias ou sur les réseaux sociaux, induit pour toute la population une forme de passivité du regard, sinon de la pensée critique et que le livre, quel qu’il soit, de photographie ou pas, constitue à cet égard un chemin vers l’intériorité, l’appropriation et la réflexion de notre condition humaine.
